Découverte de la médiathèque de Disneyland Paris avec Marie-Geneviève

Disneyland Paris regorge de métiers dont nous ignorons l’existence. Les équipes Audiovisuel Broadcast en sont l’exemple parfait. Aujourd’hui, nous partons à la découverte de la médiathèque de Disneyland Paris avec Marie-Geneviève, qui a rejoint ce pôle en 2008 en devenant responsable de la photothèque.

Quel est le rôle exact d’une responsable médiathèque ?

La photothèque de Disneyland Paris est une grande collection d’archives photographiques qui permet à différents membres de l’entreprise de venir consulter et sélectionner des éléments pour du marketing. Suite à la progression constante de la technologie, cette photothèque a elle aussi évolué au fil des années. En effet, les photographies ont longtemps été consultables sous forme de pellicules, jusqu’à devenir progressivement numériques. Ainsi, le rôle de Marie-Geneviève aussi a mûri ; elle a donc commencé à s’occuper des vidéos, en complément.

Marie-Geneviève explique que la place importante que prend cette médiathèque lui assure une grande variété de missions au quotidien. En effet, son rôle est essentiel pour assurer un bon référencement des photographies finalisées. Cette centralisation des contenus permet aux équipes de trouver plus efficacement la photo précise qu’elles recherchent. Ainsi, Marie-Geneviève doit être rigoureuse : nomenclatures officielles, mentions des marques déposées, copyright, etc. Dans quelques années, elle ne sera plus là et les équipes devront quand même pouvoir retrouver seules des archives précises avec ces éléments.

Ce rôle de responsable est capital pour les missions communication et marketing, en particulier en ce moment avec l’arrivée des saisons d’Halloween et de Noël. Le pôle Audiovisuel Broadcast fournit en effet de nombreuses photos et vidéos à la presse.

Qu’en est-il des archives physiques ?

Eh oui ! Il reste encore des tiroirs remplis de pellicules physiques de plusieurs formats différents. Cette « petite photothèque » nécessite un gros tri pour séparer les photos exploitables de celles qui sont ratées ou en double. Pour l’aider, Marie-Geneviève peut compter sur l’aide de Christophe, l’infographiste avec qui elle sélectionne les photographies pouvant être scannées. Cette mission est précise : les images doivent être propres, les couleurs correctes, etc.

La responsable et ses équipes avancent chronologiquement dans cette numérisation des photographies. Elles ont commencé par les débuts de Disneyland Paris en 1991 et ne sont rendues qu’en 1993. Ce travail demande a priori beaucoup de patience ! Mais c’est aussi l’occasion de retrouver des vieux souvenirs du resort. Marie-Geneviève nous cite l’exemple d’un concert au Billy Bob’s, dont elle a récemment retrouvé des photos. Ces petites trouvailles égaient bien les équipes, parfois nostalgiques de ces évènements.

En quoi cette expérience à Disneyland Paris a pu enrichir ses compétences ?

Grâce à ce travail avec les photographies d’archives, Marie-Geneviève peut maintenant dater une image rien qu’en la regardant ! Elle nous explique qu’il faut analyser le grain de l’image. L’aspect technique des photographies argentiques n’a rien à voir avec les numériques, qui sont plus précises et détaillées grâce à la technologie. Ou tout simplement en jetant un coup d’œil au style vestimentaire des personnes sur la photo, ce qui en dit beaucoup sur la période représentée !

Au-delà de l’expérience, ce travail doit également offrir un enrichissement personnel, avec des photographies qui marquent plus que d’autres. La responsable de la médiathèque affectionne particulièrement les photos aériennes, datant d’avant l’ouverture du parc. L’évolution du parc est fascinante : comment de simples champs sont devenus le plus grand site touristique de France.

Photo officielle – Disneyland Paris News

Comme pour beaucoup de professions à Disneyland Paris, aux yeux de Marie-Geneviève, son travail lie le passé et le futur. Elle centralise les souvenirs de Disneyland Paris pour qu’ils deviennent, à l’avenir, le patrimoine du resort. C’est grâce à sa précision et à sa capacité à se mettre à la place des autres que quelqu’un pourra un jour retrouver ces photographies.

Valentine