Un hommage discret à ceux qui ont bâti la magie
Lorsque l’on flâne sur Main Street U.S.A., on est souvent captivé par les vitrines animées, les odeurs de popcorn ou la silhouette du Château au bout de l’avenue. Pourtant, peu de visiteurs lèvent les yeux vers les fenêtres des bâtiments. Et c’est bien dommage ! Car derrière ces vitres se cachent des hommages secrets à ceux qui ont façonné Disneyland Paris.
En effet, ces fenêtres de Main Street ne sont pas de simples éléments décoratifs. Elles constituent une véritable tradition Disney née à Disneyland Californie dans les années 1950. Walt Disney lui-même avait imaginé ce concept. C’est ainsi une manière de remercier les artistes, ingénieurs et créateurs ayant contribué à donner vie au parc.
À Disneyland Paris, cette coutume a été soigneusement perpétuée dès l’ouverture du parc en 1992. Certaines fenêtres sont écrites en français, d’autres en anglais, pour symboliser la collaboration internationale du projet.

Des fenêtres… transformées en génériques de fin
Chaque fenêtre raconte une histoire, comme un générique de film dissimulé dans l’architecture. Les noms inscrits sont ceux des Imagineers, architectes, artistes… qui ont marqué la conception du parc.
Mais rien n’est laissé au hasard. Les inscriptions prennent souvent la forme de fausses enseignes de commerces : cabinet d’avocats, école de dessin, agence de voyages… Une façon amusante d’intégrer la reconnaissance dans la narration de Main Street.

Par exemple, on peut lire sur une façade : “Forensic Architecture – Tony Baxter, Chief Imagineer”. Tony Baxter est l’un des plus grands créateurs Disney, à l’origine notamment de Big Thunder Mountain et Phantom Manor. Cette référence est sa manière d’être présent chaque jour dans le parc qu’il a contribué à bâtir.
Un hommage sur Main Street mérité
Les fenêtres de Main Street ne sont pas attribuées à la légère. C’est l’un des plus grands honneurs que puisse recevoir notamment un Imagineer. Pour être “immortalisé” sur une vitre, il faut avoir joué un rôle majeur et durable dans l’histoire de Disneyland Paris. Le processus est long et symbolique : la nomination doit être proposée par ses pairs. Elle est ensuite validée par la Walt Disney Imagineering, puis approuvée par les dirigeants du parc. La cérémonie d’inauguration se déroule souvent à l’aube, avant l’ouverture du parc, dans une atmosphère chargée d’émotion.

Quelques noms emblématiques à découvrir
Voici quelques exemples de dédicaces cachées que vous pourrez observer si vous levez les yeux lors de votre prochaine visite :
- Walt Disney Imagineering – La mention la plus symbolique, rappelant que tout part de la créativité collective ;
- Eddie Sotto, producteur de Main Street U.S.A., dont la fenêtre fait référence à un “City Planner” visionnaire ;
- Tom Morris, designer du Château de la Belle au Bois Dormant, honoré pour son sens artistique unique ;
- Wing T. Chao, responsable de la conception architecturale, mentionné comme un “Urban Developer” ;
- Sylvie Massara, Imagineer emblématique à l’origine de la conception intérieure de nombreux espaces du resort. Il s’agit de la plus récente fenêtre, elle a été inaugurée début 2024. Située au-dessus de la boutique “Ribbons & Bows Hat Shop”, elle arbore l’inscription “New Century Interiors – Sylvie Massara, Proprietor, ‘All-time designs for all times!”. Un hommage à plus de 35 ans de carrière et à son empreinte durable sur le style et l’atmosphère de Disneyland Paris.
Chaque nom raconte une part du rêve. Ainsi Main Street n’est pas qu’une reconstitution nostalgique, mais aussi un musée à ciel ouvert. Enfin, sachez que les fenêtres ne sont jamais remplacées : elles restent à vie pour honorer la mémoire de leur destinataire.

Quelques fenêtres de Main Street échappent à la règle
Avant de conclure, nous tenions à nuancer la règle du paragraphe précédent. En effet, vous allez pouvoir vous amusez à dénicher les exceptions et autres clins d’œil. En voici donc quelques exemples :
- En surplomb d’Emporium, vous observerez un hommage aux pompiers, avec un dalmatien comme mascotte qui vous sera familier ;
- Au-dessus du Barber Shop, l’une des rares fenêtres qui n’a à ce jour qu’une vocation décorative ;
- Au niveau de Casey’s Corner, la référence à la chanson « Take me out to the ball game », un hymne non officiel du baseball.

Le mot de la fin
Les fenêtres de Main Street U.S.A. sont bien plus que de simples éléments de décor : elles sont le cœur battant de l’histoire du parc. Elles rappellent que derrière chaque attraction, chaque bâtiment, il y a des artistes passionnés qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire rêver des millions de visiteurs. Alors la prochaine fois que vous franchirez les grilles de Disneyland Paris, souvenez-vous : la magie ne se cache pas toujours dans les feux d’artifice, mais parfois… dans une fenêtre au-dessus d’une boutique de Main Street.